Pour le Club des villes et territoires cyclables, la 1ère Université populaire du vélo est un succès !

Plus de 100 participants se sont réunis à Créon (33) les 20 et 21 juillet 2012, pour cette 1ère édition de l’Université populaire du vélo, organisée à l’initiative du Club des villes et territoires cyclables, avec le soutien de la Ville de Créon, du Conseil général de la Gironde et des fonds européens LEADER.

Cette rencontre citoyenne, placée sous le parrainage de Denis Cheissoux, producteur à France Inter, a suscité de nombreux débats entre experts et citoyens de toutes disciplines – élus, représentants de l’État, associatifs, universitaires, écrivains, artistes, entrepreneurs, cyclistes… – avec un même objectif : trouver les leviers permettant d’accélérer le développement de l’usage du vélo au quotidien, comme mode de transport à part entière, comme loisir et outil du développement local. Des « idées à la chaîne » ont été exprimées avec force pendant ces deux jours justifiant l’urgence de mettre en œœuvre une politique globale de mobilité en donnant une priorité légitime au vélo, comme à la marche.

Cet espace d’échanges, de transmission et de diffusion de savoirs, a été aussi festif et convivial avec des balades et randonnées à vélo, des dégustations des meilleurs produits et vins de la région, et un concert de jazz le long de la voie verte Roger Lapébie/entre-Deux-Mers !

Les interventions seront disponibles à partir de septembre 2012 sur http://universitepopulaireduvelo.org

Des « idées à la chaîne » pour promouvoir l’usage quotidien du vélo.

Parmi les participants, Lucien Biedinger, secrétaire du Comité de promotion réunionnais du vélo, a publié un compte-rendu pour le journal de La Réunion Témoignages, avec des citations d’intervenants :

  • Jean-Marie Darmian, maire de Créon et président du Club des villes et territoires cyclables, a souligné l’importance des débats car : « Il y a encore beaucoup trop de préjugés négatifs dans la population et de carences dans les décisions publiques à l’égard des déplacements à vélo ».
  • Philippe Madrelle, président du Conseil général de la Gironde, et président d’honneur de l’Université populaire du vélo : « Il faut développer l’apprentissage du vélo pour les familles, les enfants (…) pour que la Gironde continue à pédaler vers un avenir différent ».
  • Denis Cheissoux, producteur à France Inter : « Quand on pédale, on a des idées, car les neurones du cerveau sont activés ! ».
  • Jean Perdoux, ancien président du Club des villes et territoires cyclables et président d’honneur du Club des Cent Cols : « C’est en pédalant que j’ai eu mes meilleures idées ».
  • Gilles Pérole, vice-président du Club des villes et territoires cyclables et président du groupe de concertation national sur l’apprentissage du vélo : « Un plan global national pour le vélo est indispensable ». •
  • Dr Jean-François Toussaint, membre du Haut Conseil de la santé publique et directeur de l’IRMES : « L’activité physique comme celle du déplacement à vélo a des effets positifs sur notre santé corporelle et mentale ; elle favorise l’autonomie des enfants et des personnes âgées comme leur longévité, ainsi que le développement des capacités cognitives. (…) Plus il y a de vélos sur nos routes, moins il y a d’accidents… ». •
  • Yo Kaminagai, délégué à la conception à la RATP et commissaire de l’exposition Sous les pavés le design : « À la RATP, on aime le vélo, car on aime la ville qui va avec ».
  • Olivier Razemon, journaliste au Monde : « Le vélo est à la fois un moyen de transport du passé et d’avenir ».
  • Julie Rieg, sociologue, responsable du développement à Chronos : « Il faut penser au vélo dans l’aménagement du territoire et faire participer les citoyens à cette œœuvre. Le numérique peut être utilisé à cette fin en recueillant des informations des piétons et des cyclistes sur les divers itinéraires, équipements, services… ».
  • Jean-Luc Saladin, médecin, conseiller municipal du Havre : « Nous sommes de plus en plus victimes des effets néfastes de la sur-motorisation, qui fait que l’air de nos villes n’est plus respirable. Une étude vient de confirmer que les fines particules de gasoil inhalées font 45 000 morts par an en France. (……) Il y a une porte de sortie à la survie de l’humanité face aux effets nocifs de nos modes de vie : le vélo ».
  • Mercedes Munoz, directrice de l’Association européenne des Voies vertes, est venue de Madrid participer…

http://www.temoignages.re/de-nombreuses-idees-a-la-chaine-pour-developper-les-deplacements-a-velo,57451.html

Programme de l’Université populaire du vélo

1ère édition de l’Université populaire du vélo, vendredi 20 et samedi 21 juillet à Créon (33), organisée par le Club des villes et territoires cyclables – participation libre et gratuite pour tous -, avec le soutien des fonds européens LEADER et de partenaires :

Un espace d’échanges, de transmission et diffusion de savoirs, réunissant experts et citoyens de toutes disciplines : élus, représentants de l’État, associatifs, universitaires, écrivains, artistes, entrepreneurs, cyclistes… Une rencontre festive et gourmande avec une dégustation des meilleurs produits et vins de la région, des randonnées et animations vélo, un concert de jazz… à la Station vélo de Créon, le long de la Voie verte Roger Lapébie/Entre-deux-Mers.

VENDREDI 20 JUILLET

Ouverture officielle, Salle citoyenne de l’Hôtel de Ville de Créon

  • 9h30 : Inauguration de l’exposition Antoine Blondin, le muscle et la plume, à l’initiative de l’Association des Écrivains Sportifs en coopération avec L’Équipe
  • Interventions de Philippe MADRELLE, président du Conseil général de la Gironde et président d’honneur de l’Université populaire du vélo, et Jean-Marie DARMIAN, maire de Créon, président du Club des villes et territoires cyclables

 » Cartes blanches à … », Salle citoyenne de l’Hôtel de Ville de Créon

  • 10h-11h :  Passion Vélo avec Denis CHEISSOUX, producteur à France Inter et parrain de la 1ère édition de l’Université populaire du vélo, et Jean PERDOUX, ancien président du Club des villes et territoires cyclables et président d’honneur du Club des Cent Cols
  • 12h-13hLe vélo dans l’art par Fabienne FULCHERI, directrice de l’espace de l’Art concret de Mouans-Sartoux (06), commissaire de l’exposition  Art et bicyclette

Déjeuner, école Albanie Lacoume : cartes blanches aux producteurs locaux (et dîner)

  • 14h30-15h30 : Vélo, design et espace public par Yo KAMINAGAI, délégué à la conception à la RATP, et commissaire de l’exposition Sous les pavés le design
  • 15h30-16h30 : Pédaler pour la santé par Jean-François TOUSSAINT, membre du Haut Conseil de la Santé Publique et directeur de l’IRMES
  • 16h30-18h30 : Le tour de France : sport ou roman ? avec Hervé MATHURIN et Christian GRENE, journalistes « Tour de France » à Sud-Ouest, et Christophe BASSONS, ancien coureur cycliste, auteur du livre Je…thème à vélo !

Rencontres thématiques, salle citoyenne de l’Hôtel de Ville

  • 11h-12h : Le vélo, un vrai projet de territoire par Emmanuelle BAUDOIN, directrice générale adjointe des services techniques, et Marie-Paule THIBAULT, direction des Infrastructures, Conseil général de la Gironde
  • 12h-13h : La diversité des cultures vélo en Europe par Didier FENERON, président de Vélophonie et Annie-Claude SEBBAN, co-présidente

Ciné-vélo, Cinémax Linder 

  • 15h : Les triplettes de Belleville de Sylvain Chomet (2002)
  • 21h : Torpédo de Matthieu Donck (2012) (seule séance payante au tarif de 5,70 €, tarif réduit : 4,50 €)

STANDS devant l’Hôtel de Ville de Créon :

BALADES A VÉLO - Promenade nocturne dégustative :

  • 21h : Départ Place de la Prévôté, devant l’Hôtel de Ville de Créon : dégustation gratuite des vins de Bordeaux et de l’Entre-Deux-Mers sous le tunnel de La Sauve Majeure sur la Piste Roger-Lapébie (15 km aller-retour)

SAMEDI 21 JUILLET

 » Cartes blanches à … »,  Salle citoyenne de l’Hôtel de Ville

  • 9h30-10h30 : Le vélo à l’heure du numérique et des réseaux sociaux par Olivier RAZEMON, journaliste, Le Monde, transports.blog.lemonde.fr, et Julie RIEG, sociologue, responsable du développement, Chronos
  • 10h30-11h30 : Un mode de vie, la mobilité active par Jean-Luc SALADIN, médecin, conseiller municipal du Havre
  • 11h30-12h30 : Le vélo pour tous, avec les vélos-écoles par Gilles PEROLE, vice-président du Club des villes et territoires cyclables, président du groupe de concertation national sur l’apprentissage du vélo et Philippe AUBERT, président de la vélo école de La Rochelle

Ciné-vélo, Cinémax Linder

  • 15h : Beijing Bicycle de Wang Xiaoshuai (2001)

RANDONNÉES POUR TOUS  15h : Départ Place de la Prévôté, devant l’Hôtel de Ville de Créon  :

  • La ronde des châteaux : Vélo dégustation avec le Créon Vélo Club
  • Par Monts et par Vaux : 27 km (AR) de paysages avec l’ASCUB
  • Histoire de piste : 10 km sur l’aventure d’une voie ferrée avec l’OTSI
  • Métamorphose bordelaise : 50 km (AR) découverte de Bordeaux avec le Créon Vélo Club
  • La boucle de La Sauve : randonnée pédestre de 8 km sur le site classé UNESCO

Cliquez ici pour télécharger le programme en PDF.

Questions à Mercedes Muñoz, directrice de l’Association européenne des Voies vertes

Mercedes Muñozest est la directrice de l’Association européenne des Voies vertes (AEVV), constituée en 1998 à Namur en Belgique, son siège exécutif est situé à Madrid, Espagne. L’ objectif principal de l’AEVV est de « contribuer à la préservation des infrastructures telles que les voies de chemin de fer désaffectées, les chemins de halage et les itinéraires culturels afin d’y développer des voiries autonomes réservées au trafic non-motorisé et de préserver le domaine public. ». Mme Muñoz intervient à l’Université populaire du vélo à Créon.

Q. Quelle (s) utilisation (s) faites-vous du vélo ?

Mercedes Muñoz :Normalement, j’utilise le vélo pour le loisir. Je fais du vélo pendant les week-ends et je réserve quelques jours des vacances pour découvrir des voies vertes en vélo. Je fais tout mon possible pour combiner d’autres voyages, pour introduire quelques promenades vélo et découvrir de nouveaux itinéraires.

Q. Quelles évolutions percevez-vous autour du vélo ces dernières années ?

MM : Je vois un plus grand intérêt pour le vélo en ville et pour le tourisme, bien que cela continue à être une utilisation marginale par rapport aux autres modes de transport. C’est vraiment dommage car quand on investit dans de bonnes infrastructures pour le vélo, sécurisées et accessibles, les gens réagissent bien en utilisant le vélo et cela de manière régulière. Le développement de l’utilisation du vélo contribuerait d’une façon très notable à faire face aux problèmes environnementaux, économiques et à avoir une meilleure santé.

Q. Que souhaitez-vous partager avec le public lors de l’Université populaire du vélo du Club des villes et territoires cyclables à Créon ?

MM :Je voudrais montrer qu’on peut découvrir une autre Europe à travers les voies vertes et notamment celles qui ont été lauréates des prix européens des voies vertes, que notre association organise tous les deux ans, depuis 2003. Le prix contribue à la promotion des bonnes pratiques en matière de voies vertes et promeut la qualité de ces infrastructures non motorisées, faciles à parcourir, signalisées et accessibles en Europe. Les voies vertes permettent de voyager à travers l’histoire, la culture et la nature de l’Europe et contribuent au développent local. Par exemple, elles permettent aussi de profiter des services et installations faites sur d’anciennes voies ferroviaires qui ont été réhabilitées et qui facilitent le voyage. Les voies vertes sont accessibles à tout type d’usagers et sont une très bonne façon de s’initier à la pratique du vélo dés l’enfance.

Je voudrais aussi partager les expériences des groupes locaux qui sont engagés dans la transformation des anciens chemins de fer abandonnés en voies vertes, et qui avec persistance sont arrivés à de très bons résultats. Ils sont un très bon exemple pour montrer comment revendiquer auprès des pouvoirs publics, pour que ces derniers investissent dans ces infrastructures au bénéfice de tous.

Mais aussi et surtout je voudrais transmettre aux participants de l’Université populaire du vélo du Club des villes et territoires cyclables le sentiment de bonheur qu’on a quand on fait du vélo sur ces magnifiques voies vertes disponibles en Europe : un bon plan de vacances !

Questions à Erick Marchandise, délégué de CyclotransEurope

Erick Marchandise a co-écrit avec Philippe Piot « Le guide du routard -Paris à vélo » (édition 2008-2009). S’il connait notre capitale et ses recoins, Erick Marchandise a également découvert de nombreuses routes de France et d’Europe avec son vélo. Il est aujourd’hui délégué de CyclotransEurope, association qui « a pour objectif la réalisation en France d’une véloroute reliant à la fois Paris à Moscou et Saint-Jacques de Compostelle à Trondheim Eurovélo 3 ». Il sera présent à l’Université populaire du vélo.

Q. Quelle (s) utilisation (s) faites-vous du vélo ?
Erick Marchandise : Quotidienne d’abord. J’ai une fâcheuse tendance à être en retard, donc au moment de partir de chez moi, la solution la plus rapide et la plus sûre pour être à l’heure est souvent le vélo. Et une fois parti avec, je fais tous mes déplacements. J’aime Paris, la vie de la rue, me faufiler, passer les ponts de la Seine, regarder les gens, tomber sur une manif, rigoler d’une engueulade pour trois fois rien entre deux automobilistes, un regard, un sourire.
Pour la balade, les voyages, j’aime passer mes journées dehors, chercher les bistrots, goûter les parfums de la nature, descendre les côtes, sentir l’odeur de l’orage, les chemins, les forêts, c’est le vélo.

Q. Quelles évolutions percevez-vous autour du vélo ces dernières années ?
EM. Le vélo est sorti de la marginalité. Visuellement en ville, les cyclistes sont dans la rue. Les institutions ont découvert le vélo, on a embauché des agents, planifier des programmes, effectué des réalisations (de qualité variable), le vélo a ses lignes budgétaires..
Mais l’approche de la plupart des élus reste superficielle, le vélo ce n’est pas cher, c’est consensuel (sauf quand le vélo de l’espace prend sur la voiture), c’est “doux”, pas vraiment “cucul la praline” mais presque. Le lourd, le sérieux, ce sont les voies rapides, les trams, les bus, les LGV. Le vélo n’est pas encore perçu comme un mode stratégique dans le développement urbain. Quand on pense transfert modal, le vélo n’est pas pris au sérieux. Pourtant, sans être devin, compte tenu des contraintes budgétaires, dans les années qui viennent, on va trouver moins coûteux d’inciter les automobilistes à faire du vélo plutôt que de les faire voyager en tram.
Dans le secteur du tourisme, on voit de plus en plus d’institutions faire clairement le pari du vélo loisir, du vélo tourisme et l’ancrer dans leurs stratégies de développement.

Q. Que souhaitez-vous partager avec le public lors de l’Université populaire du vélo du Club des villes et territoires cyclables à Créon ?
EM. Partager le plaisir du vélo. Je reviendrai de 15 jours  à vélo de Cologne à Pontoise. On sera encore en plein été avec l’envie de partir.
Ce qui m’intéresse, c’est de regarder comment se développe le tourisme à vélo. Il subit une forte accélération ces dernières années. Comment construire une offre globale pour des touristes qui recherchent plus le plaisir que l’effort, la sécurité que l’aventure ? Comment mettre en place un système que les gens vont s’approprier, qui va devenir aussi familier que de prendre la voiture ?
Il faut aussi parler de ce qui marche, les belles réalisations, ce qui donne de l’enthousiasme et l’envie d’avancer.

Questions à Julie Rieg, groupe Chronos

Photographe Denis Desailly
http://www.liensgraphiques.fr

Julie Rieg est diplômée en sociologie (Paris IV et VII). Aujourd’hui, elle est également responsable du développement chez Chronos : « un cabinet d’études et de prospective dont les travaux s’articulent autour de quatre grands thèmes : les mobilités, la ville, le numérique et le quotidien ». Elle sera présente à l’Université populaire du vélo pour discuter avec Olivier Razemon du ” vélo à l’heure du numérique et des réseaux sociaux”.

Q. Quelle (s) utilisation (s) faites-vous du vélo ?

Julie Rieg : J’utilise quotidiennement Vélib’ pour me rendre sur mon lieu de travail. Je l’utilise aussi pour mes loisirs. J’envisage d’acheter un vélo électrique pliable prochainement pour assurer des déplacements plus distants, notamment pour me rendre en banlieue parisienne.

Q. Quelles évolutions percevez-vous autour du vélo ces dernières années ?

JR : Le vélo connaît plusieurs évolutions majeures : il passe d’un mode loisir à un mode utilitaire, il devient un transport public de masse, il prend des formes plurielles et hybrides (vélo électrique, vélo en libre service, etc.).

Q. Que souhaitez vous partager avec le public lors de l’Université populaire du vélo du Club des villes et territoires cyclables à Créon ?

JR : Le vélo comme mode de déplacement quotidien appelle une information voyageur à part entière. Cela suppose de construire des outils d’informations. Au cœur de ces outils, le numérique joue une place primordiale. Quels types d’outils sont-ils déjà en place et à quoi servent-ils ? Quelles perspectives pour aller encore plus loin ? 

Exposition « Antoine BLONDIN, le muscle et la plume »

L’exposition « Antoine BLONDIN, le muscle et la plume », à l’initiative de l’Association des écrivains sportifs en coopération avec L’Équipe, est présentée dans la salle citoyenne de l’Hôtel de Ville de Créon pendant l’Université populaire du vélo. Cette exposition fête le talent de cet écrivain « sportif » exceptionnel.

Antoine Blondin (1922-1991) était un chroniqueur sportif d’exception, amoureux de cyclisme, et célèbre par ses romans : Un singe en hiver – Prix Interallié, Le tour de France en 80 jours, Monsieur Jadis, L’humeur vagabonde...

Pour accompagner cette exposition est parue « Le Muscle et la plume » (L’Equipe/Edition Prolongation), un livre de Benoît Heimermann, président de l’Association des écrivains sportifs, grand reporter à L’Equipe magazine.

L’Atelier des Mobilités Modernes de Blanquefort présent à Créon

Inauguré en mai 2011, l’Atelier des Mobilités Modernes est un service proposé par la mairie de Blanquefort (33) suite à une concertation avec les habitants. L’université populaire du vélo accueillera à Créon les 20 et 21 juillet cet atelier vélo « mobile ». Afin de mieux comprendre comment est né et fonctionne cet espace, nous avons posé des questions à Christophe Jusson, Conseiller municipal délégué au plan local de déplacements et aux circulations douces à Blanquefort.

Q. Comment est née, à Blanquefort, la volonté de créer un « Atelier des Mobilités Modernes » ?

Christophe Jusson : Sous la première mandature de Vincent FELTESSE, d’importants travaux de requalification des voies ont été effectués et la création d’un réel réseau cyclable s’est matérialisé. Alors que lors du deuxième mandat la volonté était de poursuivre et de développer la continuité du réseau cyclable,  le constat du nombre de cyclistes sur la commune demeurait médiocre. Nous avons alors réfléchi aux actions que nous pourrions mettre en place pour promouvoir l’usage du vélo.

En premier lieu, un groupe d’usagers a été créé. Lors des rencontres, il était discuté des aménagements, des améliorations à apporter en terme de signalisation, du développement des double-sens cyclables. Ce groupe bien qu’utile n’a pas porté ses fruits en terme d’animation et de développement de la bicyclette. Sur le modèle des ateliers de l’agenda 21 communal, un groupe de travail a été constitué pour réfléchir à la structure et aux activités à développer pour favoriser les déplacements doux à Blanquefort. Des rencontres ont été effectuées auprès d’autres maisons du vélo de la Gironde, au Garage Moderne. Les habitants étaient intéressés par le projet mais ne souhaitaient pas s’engager et le porter sous une forme associative. L’option a donc été de créer dans une première phase un atelier sous statut municipal : le but étant  d’ouvrir le lieu, de tester si les services proposés correspondent ou pas à une demande de la population et d’en adapter le contenu en fonction des remarques et des observations qui émergeraient. L’objectif est également de profiter de cette période pour « recruter » des blanquefortais intéressés par la création d’une association qui prendrait le relais de la municipalité pour la gestion du lieu. Le statut associatif semble en effet le plus adapté à un lieu de ce type : gestion collégiale d’activités citoyennes, extension possible du champ des activités proposées (vente de vélos d’occasion par exemple) alors que cela n’est pas possible sous statut municipal, etc.

Q. Comment fonctionne cet atelier ?

CJ : Il fonctionne sous le mode d’une régie municipale et c’est ce qui en fait son originalité dans le paysage des ateliers vélos français. Dans un local municipal et grâce au recrutement d’une employée à mi-temps dont les horaires sont notées ci-dessous, l’animation des bénévoles est organisée pour développer de nombreuses actions :

  • mercredi toute la journée : de 10h à 12h30 (horaires pouvant varier en fonction des animations) et de 14h à 18h (horaires fixes d’ouverture au public)
  •  vendredi toute la journée : de 9h à 12h30 (horaires pouvant varier en fonction des animations) et de 13h30 à 18h (horaires pouvant varier en fonction des animations)
  • samedi matin : de 9h30 à 12h30 (horaires fixes d’ouverture au public)

Un système d’adhésion a été créé avec des prix dégressifs en fonction de l’implication ou non de l’adhérent dans l’animation ou l’aide à la réparation au sein de l’atelier. Des vélos ont été achetés pour favoriser le prêt à court et moyen terme et ainsi “donner envie” aux habitants de remonter en selle.

Q. L’Atelier des Mobilités Modernes est-il uniquement un espace d’apprentissage et d’autoréparation de son vélo ?

CJ : Il est un lieu d’accueil du public aux horaires d’ouverture : pour l’établissement des contrats de prêt de vélos, les conseils techniques pour l’aide à la réparation des vélos, l’information sur les réseaux de bus et de transports en commun. Mais il est aussi un lieu ressource pour l’élaboration des programmes d’animation en direction des établissements scolaires et autres publics, un lieu convivial et intergénérationnel. 

La vidéo suivante vous présente en images les différentes activités de l’Atelier : http://www.dailymotion.com/video/xq0fvu_spot-atelier-des-mobilites-modernes_fun .

Q. Après un peu plus d’une année d’existence, quel bilan faites-vous ?

CJ : Le nombre d’adhérents en une année de fonctionnement a fortement augmenté, il est aujourd’hui de 70. Le domaine associatif  lié au développement durable de la commune s’implique et est attaché au développement de la structure. La vidéo, mentionnée ci-dessus, a été créée avec une association de vidéastes amateurs pour mettre en relief les activités de l’atelier. Les animations commencent à prendre de l’ampleur, des projets innovants se développent. Le prêt de vélos connaît une forte croissance. Ces succès ont été récompensés par l’attribution du Guidon d’Or 2012 par l’association FUB le 14 avril 2012.

Toutefois, l’ancrage de l’atelier nécessite un temps plus long, il connaît un déficit de communication auprès des habitants, la rénovation du centre-ville devrait permettre une signalétique plus poussée. De même la situation de Blanquefort, qui est une commune périurbaine ne facilite pas l’abandon de la voiture pour les déplacements domicile travail.

Q. Quels conseils pourront trouver les participants de l’Université populaire du vélo à Créon autour de votre Atelier vélo « mobile »?

CJ : Avec un accueil chaleureux de son animatrice Shirley Spies et des bénévoles, les personnes présentes pourront répondre aux questions suivantes :

  • Comment réparer une roue crevée?
  • Quel est l’intérêt de bien entretenir son vélo?
  • Comment régler ses freins?
  • Comment régler son vélo (potence, hauteur de selle) à sa taille ?
  • Quelle bonne position à avoir?

Mais également faire le diagnostic technique d’un vélo, régler un dérailleur, graisser la chaine…..Et donner des informations sur la création de l’atelier, sur le réseau l’Heureux Cyclage (qui regroupe tous les ateliers vélo de France et de pays européens), …

Liens utiles (cliquez sur les sites cités)